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Découvrir et observer le renard roux
Découvrir et observer le renard roux

Découvrir et observer le renard roux

Image d’illustration par Dušan veverkolog sur unsplash.com/@veverkolog

Le premier épisode de la série « Découvrir et observer… » a pour thème: le renard roux. Ce fameux canidé longtemps considéré à tord comme un nuisible vous sera décrit dans cette article afin que vous puissiez non pas le chasser, mais l’observer!

N’oublier pas, un bon observateur est celui qui observe la faune sans la déranger. Faites vous discret, ne vous approchez pas trop et surtout respectez la nature.

Classification

Le renard roux est un mammifère de la famille des canidés. Il fait partie du genre nommé Vulpes qui regroupe toutes les sortent de renard. On y retrouve par exemple les fennecs, les renards polaires, les renards du Bengales, etc.

L’habitat du renard roux

Le renard vit dans des terriers. Bien qu’il soit complètement apte à creuser son propre trou, il ne rechigne pas à squatter des terriers de lapins ou de blaireaux. Il n’est d’ailleurs pas impossible que blaireaux et renards cohabitent dans le terrier du blaireau. Le renard prendra ainsi souvent les « chambres » du haut, plus proche de la sortie afin de rapidement pouvoir aller chasser.

Le renard choisira sa maison assez proche de champs permettant la chasse aux rongeurs. Celui-ci étant peu ordré, on retrouvera souvent dans les alentours du terrier des restes de repas (plumes 🪶, restes de proies, coquilles d’escargot 🐌, etc.) ou également des excréments.

Un terrier de renard peut également être identifié à l’odeur car celui-ci aura tendance à uriner dans les environs de l’entrée afin de marquer son territoire ce qui va engendrer une forte odeur reconnaissable même pour nous humains.

Nourriture

La nourriture des renards est principalement constituée de petits rongeurs. Leur technique de chasse est appelée « le mulotage » et consiste à traquer les rongeurs grâce à leur ouïe et odorat, puis en un saut à la vertical ils piquent du nez sur le rongeur malchanceux. Cette acrobatie est particulièrement efficace dans la neige, mais fait aussi ses preuves dans les champs où des trous et grattages dans le terrain en reste les indices.

Au delà des rongeurs, le renard chasse également des oiseaux si ceux-ci sont à portée. Dans les cas où aucune proie n’est trouvée, ils peuvent se rabattre sur des fruits voir des insectes ou escargots.

Les renards se rapprochent également de plus en plus des agglomérations afin de venir chercher des restes alimentaires. L’homme colonise de plus en plus d’espace et l’animal n’a parfois plus d’autres choix que de se rapprocher des habitations pour se nourrir, voir même voler dans les poubelles et les gardes-manger.

Activité

Le goupil est surtout actif en début et fin de journée. Le retour au terrier se fait vers le début de matinée, mais peut parfois être plus tardive jusqu’à la fin de matinée si la période est difficile. Lors de vague de froid il peut d’ailleurs être forcer à chasser en pleine journée.

Les lieux de chasse idéaux sont les champs fraîchement fauchés. 

Renard roux par Scott Walsh via unsplash.com
Renard roux par Scott Walsh via unsplash.com

Repérer le renard roux

Pour trouver un renard, il faut être fin traqueur. Même s’il s’aventure de plus en plus vers les habitations, l’animal a un excellent odorat et saura vous repérer avant même que vous ne le voyiez. Il y’a néanmoins de plus en plus de renard qui se sont habitué à l’humain à force qu’on déterriore leurs zones et qui ne fuyerons peut-être plus lors de votre arrivée.

Pour le repérer plus facilement, voici quelques indices que laisse le renard roux:

  • Des crottes souvent en évidence pour marquer son territoire et bien souvent remplies de poils
  • Coulées : Ce sont des herbes aplaties à force de passage et qui forment comme un mini sentier.
  • Les traces de pattes: elles sont similaire à un chien et constituées de 4 doigts. Pour les différencier, celles du renard ont les 4 griffes qui pointent vers l’avant et il doit être possible de tracer un X entre les coussinets
  • La terre est creusée/retournée.
  • Des détritus volés dans les poubelles
  • Des plumes 🪶 ou reste de « repas »
  • Les terriers sont souvent dans des bosquets et protégés par des herbes, arbustes,.. 
  • Une odeur alentour assez forte et reconnaissable (urine de renard = odeur particulière)

Pourquoi l’appelle-t-on « Goupil » ?

Jusqu’au moyen age, le nom commun pour identifier le renard roux était « vulpes » en latin, qui signifiait « goupil ». Par la suite, la désormais célèbre oeuvre des « Roman de Renart » dont le héro s’appelait Renart (en français) et qui était, vous l’avez compris, un renard; à fait que ce terme fut de plus en plus utilisé jusqu’à devenir le nom commun le plus répandu.

Mais alors pourquoi l’orthographe est-elle différente?

Dans la version original de cette oeuvre, le nom germanique correspond à Reginhart (ou Reginhardt) qui a évolué vers Reinhart. J’ai trouvé plusieurs explications sur le sujet, mais il semblerait que la raison soit liée à la traduction. Le français ayant souvent traduit des noms germiques terminant par « -art » en « -ard », ce qui expliquerait cette différence pour le nom de l’animal. Le prénom du personnage de l’oeuvre (Renart) lui à gardé son « -t » final .

Pourquoi est-il mal-aimé ?

Le renard a une mauvaise réputation car on l’a longtemps accusé de voler des poules et de transmettre des maladies. Cette réputation est d’ailleurs bien souvent utilisée par les chasseurs pour justifier le fait qu’ils les abattent bien volontier. Pourtant de plus en plus d’études sont en train de mettre à mal cette réputation pour plusieurs raisons.

Il faut savoir que notre goupil est un très bon chasseur de rongeur, ce qui est plutôt bénéfique pour les agriculteurs car les récoltes sont moins abimées ou mangées.

Egalement, les tiques qui transmettent à l’homme la maladie de Lyme s’accrochent facilement aux rongeurs et sont ainsi transporté très facilement. Avoir un chasseur comme le renard dans les parrages obligerait les rongeurs à gambader moins souvent et donc le tique pourrait potentiellement moins se répandre.

Un dernier point intéressant lié au vol de poule, est que nous sommes finalement tout autant responsable de cette problématique. L’homme prend de plus en plus de place et en laisse de moins en moins à la nature. On utilise les champs pour l’agriculture, les forêts pour le bois, et les animaux sauvages perdent de plus en plus de lieu où vivre et surtout où se nourrir. Et comme bien souvent lorsque l’homme intervient, il s’ensuit un dérèglement. Pour le renard, la conséquence est qu’il se rapproche de l’homme pour combler ce manque de terrain de chasse. Ses prédateurs naturels sont les grands félins et canidés (ex: le loup), mais ceux-ci ont été chassé et/ou repoussé et n’ont donc plus d’impact sur la régulation.

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